
Danny et Wheeler, deux VRP immatures, saccagent le camion de leur employeur au terme d’une énième journée passée à promouvoir une boisson énergisante auprès d’adolescents blasés. Le juge leur donne le choix : le trou ou 150 heures de travaux d’intérêts généraux dans une association à but pédagogique. Après leur première rencontre avec les gosses dont ils doivent s’occuper, un timide adolescent de 16 ans obsédé par les jeux de rôles moyennâgeux et un autre aux manières de chartier, la prison ne semble peut être pas une si terrible option…
En ce début Février, c’est la semaine Benjamin Button. Il est donc difficile de faire mieux face au chef d’oeuvre de David Fincher. Mais si il y’a bien quelque chose qui manque au film, c’est une peu d’humour.
Je sais, c’est faux et on s’en fout un peu, mais ça me permet d’enchaîner et de présenter cette nouvelle comédie américaine aux allures de productions Apatow qu’est Role Models, et qui est là pour titiller vos zygomatiques (élue pire expression de l’année 2009 par moi-même).
Ne vous fiez pas au titre français (Les grands frères). On n’est pas là devant l’adaptation au cinéma de Pascal le Grand Frère, une des meilleure émission de TF1 après Confessions Intimes. Certains diront « malheureusement » et je les comprends. Mais si il ne frôle pas le génie de Pascal, Role Models reste une petite comédie bien sympathique.
Le film est un mélange de l’univers geek et de comédie romantique. D’humour grand public et de semi-private jokes. De têtes connues et d’autres moins (comme Ken Marino, le Vinnie Van Lowe de Veronica Mars). Le tout rondement mené par David Wain, un des trois membre de Stella. Bref, le spectateur lambda y verra un film avec Stifler d’American Pie quand le geek, lui, y trouvera 50 références à la minute.
Et c’est bien là toute la force du film. Ce grand écart réussi entre deux univers qui se côtoient rarement (ou jamais aussi bien). Pendant que Seann William Scott donne des leçons de cul d’un côté, de l’autre, Paul Rudd se bat avec une épée en mousse pour sauver un pays imaginaire. Mais ils ne sont pas les seuls à tirer leur épingle du jeu. Comment ne pas rigoler en voyant la tête complètement absurde de Christopher Mintz-Plasse (le célébrissime McLovin de Superbad). Ou les coups de colères du personnage de Jane Lynch, ex-addict apparemment toujours en manque. Par leur jeu (et quelques citations qui deviendront à coup sûr cultes), ils transforment la plus banale des scènes en défi. Celui de ne pas rire.
Au final, le cast s’amuse sur l’écran et nous aussi. Et après Benjamin Button, magnifique mais triste, on ne peut pas dire que rire un peu nous fasse du tort. Et puis comme disait Austin Powers (si ça c’est pas de la citation de haut niveau…): Si vous ne deviez aller voir qu’un film cette semaine, foncez voir Benjamin Button. Mais si vous comptez en voir deux, foncez voir Role Models.
Quant à moi, je retourne à mes cassettes Pascal le Grand Frère en attendant le passage sur grand écran.
Retrouvez les horaires des séances par ici et la bande annonce ci-dessous.
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