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Mickey Rourke, le retour du champion

La vie de Mickey Rourke est un combat. De boxe ou de catch, c’est selon. A peine entré sur le ring, il impressionne. Il esquive les coups, met des droites inoubliables. Mais même les champions ont des faiblesses…

1…
Plus dur sera la chute. Après avoir connu le succès, Mickey Rourke tombe dans l’oubli. Il décide de tout plaquer et de revenir à son amour de jeunesse, la boxe. C’était il y a maintenant 14 ans.

2…
14 années passées dans l’oubli. Déserté par ses proches, sans le sous, aimé de son seul chien. Pourtant, sa traversée du désert lui en a appris beaucoup. Fracassé, broyé, humilié, le regard n’en a pourtant rien perdu.

3…
Il a boxé 5 ans. 12 matchs: 10 victoires, 2 nuls. A 3 matchs de la ceinture, les médecins lui ont conseillés d’arrêter. Le cerveau en compote, même l’argent ne peut rien pour ça.

4…
Englué dans un corps de muscles, un visage déformé par les coups, c’est l’ego qui a le plus morflé. Pourtant, il faut continuer. Hollywood lui a définitivement tourné le dos.

5…
Pourtant, les rares qui lui accordent encore leur confiance ne l’ont pas regretté. Sean Penn dans The Pledge, Stallone pour Get Carter ou Buscemi avec son Animal Factory. Mais subsistant dans une chambre à 500$/semaine pendant près de 10 ans, les occasions de briller sont rares. 

6…
2005. Sin City annonce le retour tant attendu. Rourke a enfin trouvé une utilité à son corps. Il le travaille encore un rien et se glisse dans les ABL de Marv. Ex-taulard qui s’offre une dernière virée en ville avant de griller en public.

7…
Il est alors contacté par Aronofsky pour un film à petit budget. Mais il n’ont pas le temps de se rencontrer qu’il est déjà mis hors jeu. Pas assez prestigieux. Randy Robinson sera interprété par Nicolas Cage. Pourtant, le réalisateur ne l’oublie pas. En insistant, il réussi à convaincre tout le monde.

8…
Rourke prends 15 kilos et s’entraîne 3 mois et demi non-stop. Un boxeur qui catche… un univers qu’il pensait faux, chiqué. Il découvre pourtant bien vite que l’on y souffre énormément. Les coups, chorégraphiés, tombent rarement comme prévu. Trois IRM en 2 mois de tournage. Il se relève. Il lui reste des très bons amis. Bruce Springsteen lui écrit la chanson du générique de fin. Royalty free. Axl Rose leur permet d’utiliser un de ses titres. Sans aucune certitude de recevoir quelque chose en retour. Un peu parce que le film fait écho à sa propre vie, un peu parce qu’il se sentait voulu par Aronofsky, un peu parce qu’il y croyait. 

9…
Bam! Mickey crève l’écran. Le film impose Arofnosky comme un grand réalisateur et remporte un Golden Globe (sous les yeux embués de larmes de Springsteen). Le nom Rourke est de nouveaux sur toutes les lèvres. Il termine son deuxième scénario, Wild Horses.

Mickey Rourke s’est relevé. Et ça va faire mal.

La suite, le 22 Février pour les Oscars.

Commentaires

Un commentaire pour “Mickey Rourke, le retour du champion”

  1. hi this is chandu

    Posté par jt | 02 avr 2009, 07:28

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