Critiques

Monsters Vs Aliens

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Le jour de son mariage, la jeune Susan Murphy reçoit sur la tête… une météorite qui la transforme en un monstre de plus de 20 mètres. L’armée entre promptement en action, neutralise la géante et l’incarcère dans une prison top secrète. Rebaptisée Génormica, Susan fait connaissance avec ses compagnons d’infortune : le brillant Dr Cafard, à tête d’insecte, l’hybride macho de singe et de poisson appelé Maillon Manquant, l’indestructible et gélatineux BOB et le gigantesque Insectosaure. L’heure de la délivrance ne tarde pas à sonner pour tous ces Monstres, car voici qu’un mystérieux et maléfique robot, échu d’une lointaine galaxie, se pose sur notre planète et se met à y causer de sérieux dégâts. Le Président, cédant aux pressions du général Putsch, décide alors d’enrôler les Monstres pour contrer les envahisseurs et sauver le monde civilisé d’une destruction imminente…

Malgré un équipe proprement démentielle Monstres contre Aliens est un film amèrement désappointant. Exit l’humour fin et les différents degrés possibles de lecture : cet énième opus des studios DreamWorks est aussi plat que consensuel. À la fois facile et rempli de bons sentiments le film s’avère tristement démonstratif et vainement spectaculaire.

La pauvreté du scénario n’a d’égal que la « profondeur » du parcours psychologique du personnage principal. Non seulement cousue de fil blanc la ligne narrative s’avère simpliste et bêtifiante. Mais le principal problème réside certainement dans le choix même du titre : sans doute aurait-il été plus judicieux d’opter pour « Génormica » … Plus judicieux et plus honnête. Car s’il y a effectivement des monstres, tous s’avèrent bien secondaires face à Susan, alias Génormica, la protagoniste principale. L’acceptation de son état monstrueux et son évolution psychologique (plus que basique) sont d’ailleurs les seuls réels enjeux dramatiques … Il est important de souligner que la caractérisation des personnages ne dépasse jamais le niveau de la caricature. En soi, tout est dit.

De quoi rester perplexe alors que la force de ces studios repose généralement sur un scénario dont la qualité est aussi impressionnante qu’intelligente … De plus, si l’humour est présent il se révèle le plus souvent d’une lourdeur pathétique, oscillant entre un caractère scabreux et caricatural dépourvu de toute subtilité. Tout cela sombre ridiculement dans le « pipi-caca », autrement dit l’humour auquel les scénaristes recourent témoigne d’une finesse folle.

La réalisation ne sauve rien à cela, bien au contraire. Elle ancre avec vigueur le caractère tristement démonstratif de cette production. Une mise en image qui cherche à en mettre plein la vue au spectateur et qui est conditionnée par l’hypothèse de projection selon la technologie en trois dimensions. Et c’est l’ensemble du travail de réalisation qui s’avère aller dans ce sens.

Comme pour les films commerciaux réalisés il y a plusieurs décennies dans l’optique des projections en 3D il s’agit dans Monstres contre Aliens de mettre en scène des « trucs » qui surprennent le spectateur, quitte à ce que ceux-ci soient en marge de la ligne narrative. Aussi une balle de bilboquet s’avère bien surprenante … mais témoigne étrangement d’un manque d’originalité et du décalage existant entre les possibilités offertes par les nouvelles technologies et la platitude d’une utilisation qui repose uniquement sur un caractère démonstratif.

Monstres contre Aliens s’avère être un divertissement simpliste et décevant.

Retrouvez les horaires des séances par ici et la bande-annonce ci-dessous.

Commentaires

2 commentaires pour “Monsters Vs Aliens”

  1. En voyant ce film, j’ai vraiment eu l’impression que DreamWorks tentait de refaire le coup de Shrek mais avec des films de monstre des années 50.

    The blob, Attack of the 50 Foot Woman, Creature from the Black Lagoon et Them! … films qui ont des projection en 3D à l’époque. CQFD pour la 3D, le scénorio et les personnage un peu cliché.

    Ca marche a moité, le gros problème du film c’est l’humour un peu trop lourd.

    Posté par JLAbe | 01 avr 2009, 10:31
  2. C’est quand même un des moins pires films Dreamworks. L’histoire est basique et tout est ultra-prévisible, certes. Mais j »y suis allé pour la 3D et je n’ai pas été déçu. C’est loin d’être spectaculaire à chaque plan pour justifier les lunettes. De temps en temps, un objet sort de l’écran (le jetpack, la balle de la raquette), mais on est très loin de l’utilisation de la 3D comme Patrick Lussier la voit (Meurtres à la St Valentin, et vas-y que je t’envoie des pioches au visage toutes les 5 secondes)

    Posté par Anthony | 20 mai 2009, 11:27

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