Critiques

The Last House on the Left

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Les Collingwood possèdent une maison isolée, sur les berges d’un paisible lac. C’est là, qu’un soir, leur fille, Mari, et sa copine Paige se font enlever par un psychopathe évadé, Krug, sa compagne Sadie, son frère Francis et son fils, Justin. Laissée pour morte, Mari tente désespérément de contacter ses parents, John et Emma, qui sont sa dernière chance de survie. Elle se réfugie dans une cachette qu’elle croit sûre, mais la bande l’y retrouve, et le cauchemar reprend de plus belle. Sitôt informés du drame, John et Emma Collingwood se rendent sur place, prêts à toutes les extrémités pour sauver Mari. Les tortionnaires de leur fille maudiront à jamais le jour où ils échouèrent dans « La Dernière maison sur la gauche »…

Hollywood ne se contente plus de proposer des remakes insipides de films d’horreur asiatiques. Les anciens films américains aussi ont droit à une deuxième 1h30 de gloire. Après Massacre à la Tronçonneuse, Halloween ou La colline a des yeux, c’est à nouveau Wes Craven , ex-maître du genre, qui voit son travail remis au goût du jour. La dernière maison sur la gauche, son premier film, ressort donc un peu moins de quarante ans plus tard dans une version rajeunie. Mais pas forcément mauvaise.

Il faut avouer que les remakes de ces films d’horreurs américains étaient plutôt réussis. A croire que les scénaristes aiment détruire les films asiatiques mais chouchoutent les films bien de chez eux. La dernière maison sur la gauche ne déroge pas à la règle. Violent comme on l’espérait (voire même un petit peu plus), le film ne déçoit pas et revisiste le thème de l’auto-justice de manière efficace. Sans aucun temps morts, le scénario file à une vitesse folle pour déboucher sur une scène finale incroyablement dur. Mais avant d’en arriver là, on retrouve la fameuse scène de viol, déjà présente dans l’original. A une différence près : là où le violeur se sentait un peu malade après coup il y a 40 ans, ici le violeur se contentera d’un « t’as raté quelque chose » à son fils. Une réplique qui donne le ton et annonce la couleur. Le monde a changé, il n’y a plus aucun doute là dessus.

Dennis Iliadis signe donc un bon film bien foutu qui mérite d’être vu. Que ce soit en salle ou plus tard en dvd, n’hésitez pas et faites un détour pour retrouver cette fameuse maison, théâtre d’une vengeance comme le cinéma n’en a plus filmé depuis longtemps.

Retrouvez les horaires des séances par ici et la bande-annonce ci-dessous.

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