Critiques

The Brothers Bloom

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Les frères Bloom sont les plus fameux escrocs du monde et ils ont déjà gagné des millions avec leurs scénarios complexes basés sur la passion et l’intrigue. Ils ont décidé de tenter un dernier coup : prendre soin d’une belle et excentrique héritière pendant toute sa vie et l’accompagner dans une aventure romantique à travers le monde…

Peu connu dans notre plat pays, Rian Johnson a pourtant fait sensation avec son premier film : Brick (que je considère, à titre personnel, comme un chef d’oeuvre). Un film noir situé dans un lycée, avec une bande d’ado en guise de protagonistes. Pour The Brothers Bloom, il change complètement de sujet. Exit le petit film indé, bonjour la grosse production explosive remplie de stars. Etant fan de Brick, j’avais de quoi m’inquiéter.

Mais après 1 min 20 de film, y’a pas à dire, on reconnaît la patte Johnson. The Brothers Bloom, qui ne semble être qu’un film d’arnaqueurs de plus, est en fait un petit bijoux. Drôle, frais et dépaysant, il laisse un énorme sourire sur le visage du spectateur et ce longtemps après la fin du film. La raison est simple. Les films d’arnaques sont souvent bien foutus. Et on ne peut qu’admirer l’ingéniosité dont font preuves certains plans. The Brothers Bloom ne déroge pas à la règle. Mais il ajoute en plus un casting absolument parfait.

Le film aurait pu (et devait à l’origine) s’appeler Pénélope, tant Rachel Weisz vole la vedette à ses 2 collègues masculins. Pétillante et drôle, elle est le rayon de soleil du film. Tour à tour naïve, courageuse arnaqueuse ou arnaquée, elle est l’équivalent féminin de Joseph Gordon-Levitt dans Brick. Un personnage qui ne laisse pas indifférent. Il en va de même pour Adrian Brody. Rarement souriant à l’écran, il est ici comme un poisson dans l’eau. Son regard enfantin sied parfaitement au rôle. On le sent attiré par les arnaques de son frère à un tel point que l’on jurerait regarder un documentaire. Il y’a une alchimie rare entre Brody et Mark Ruffalo. Une alchimie qui permet d’élever encore plus le niveau du film.

Eternel second rôle, Ruffalo méritait enfin d’être sur le devant de la scène. C’est désormais chose faite. Esperons qu’il continue dans cette voie. Quant à Rinko Kikuchi, elle apporte la folie qui permet au film de devenir tout simplement génial. Il s’agit pour elle du deuxième rôle sans dialogues (après Babel) et force est de constater que ça lui va à ravir. Kikuchi fait tout passer par son regard légèrement fourbe. Rajoutez lui une cigarette et vous obtenez un personnage culte et indispensable malgré son silence.

Vous l’aurez compris, The Brothers Bloom est LE film de l’été. Du faux sang, des retournements de situations, des allers-retours dépaysants, un casting 5 étoiles et même un vrai/faux belge dans le tas. Vous n’avez aucune raison de rater ce film. Et tant que vous y êtes, rattrapez votre retard et achetez Brick. Vous m’en direz des nouvelles.

Quant à moi, j’attends le prochain film de Johnson avec impatience. Vous savez ce qu’on dit. Jamais deux sans trois…

Retrouvez les horaires des séances par ici et la bande-annonce ci-dessous.

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