Critiques

(500) Days of Summer

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Tom, croit encore en un amour qui transfigure, un amour à la destinée cosmique, un coup de foudre unique. Ce qui n’est pas du tout le cas de Summer. Cela n’empêche pourtant pas Tom de partir à sa conquête, armé de toute sa force et de tout son courage, tel un Don Quichotte des temps modernes. Alors que l’histoire fait des allers-retours au sein de la relation parfois heureuse, mais souvent tumultueuse de Tom et Summer, le récit couvre tout le spectre de la relation amoureuse.

« You should know upfront : this is not a mean review ». Profitez-en, les critiques et autres remarques assassines qui peuplent ce site ont pris congé. Difficile pour moi de parler autrement qu’en bien de ce film. Je l’ai vu et revu. Comme tout le monde, j’ai craqué pour la bande originale. J’adore les acteurs, le scénario, le découpage et les blagues sur Ikea. Bref, j’ai été conquis par ce film qui, sous ses airs de petite comédie romantique, cache une histoire bien plus imprévisible que d’habitude.

La comédie romantique, genre très prisé par la gente féminine, fonctionnait jusqu’à présent de la même façon. Un garçon tombe amoureux d’une fille et vice versa (variante : ils ne sont pas fait l’un pour l’autre mais vont apprendre à se connaitre). Au début, tout est parfait dans le meilleur des monde. S’en suit un montage musical de quelques moments de pur bonheur, signant le début de la fin pour ce nouveau couple. Mais tout le monde le sait, après la grosse dispute, le couple se reforme pour un happy end obligatoire. Sandra Bullock et Matthew McConaughey en ont d’ailleurs fait leur spécialité depuis les années.

Avec 500 Days of Summer, terminé les cougars et les bellatre torse-nu. Zooey Deschannel est à mille lieux de Sandra Bullock et Joseph Gordon-Levitt… et bien, vous savez tout le bien que l’on pense de lui. Et d’un coup, ça change vachement la donne, surtout quand on sait dès le départ que l’histoire se terminera mal. Cette astuce joue avec nos réflexes de spectateurs. On s’attend coute que coute à une happy end. Mais Marc Webber, le réalisateur, n’en démord pas. Ce n’est définitivement pas une histoire d’amour.

On se ballade donc entre ces 500 jours où les rires et les larmes sont mélangés et où la séparation arrive quasiment avant la rencontre. Pour les hommes, les vrais, c’est un peu comme si Bruce Willis se faisait tuer en plein milieu du film. Du jamais vu (mais que je n’ai personnellement pas envie de voir, merde, c’est Bruce Willis quoi !). Hormis cette approche inhabituelle d’un genre bien balisé, 500 Days of Summer regorge d’excellents dialogues. Les répliques fusent et aucun personnage n’est oublié. Les seconds rôles remplissent parfaitement leur rôles (mention spéciale à la soeur de Tom) et sont aussi bien écrit que les deux personnages principaux. Et comme je l’ai déjà signalé, la BO colle parfaitement à l’ambiance du film et vous restera en tête pendant un petit bout de temps.

Je pourrais continuer jusqu’à demain mais je vais m’arrêter là avec les compliments. Histoire de vous laisser le temps d’aller au cinéma voir l’un des meilleurs film de la semaine (oui, on a été assez sympa cette semaine niveau critique… moi-même je commence à avoir peur).

Retrouvez les horaires des séances par ici et la bande-annonce ci-dessous.

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