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A Christmas Carol (Le drôle de Noël de Scrooge)

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Ebenezer Scrooge aborde cette période de Noël avec son dédain et son avarice habituels, maltraitant comme toujours son malheureux employé et son joyeux neveu. Lorsque les fantômes des Noëls passés, présent et à venir l’entraînent dans un voyage fantastique et révélateur, il est confronté aux vérités qu’il ne voulait surtout pas regarder en face… Le vieux Scrooge va devoir ouvrir son cœur pour essayer de racheter des années de méchanceté avant qu’il ne soit trop tard…

Depuis quelques années, Pâques semble se célébrer en Mars, la rentrée scolaire se faire en Aout et Noel quitte le 26 Décembre pour se vendre dès le mois de Novembre. Disney emboite donc le pas et nous livre sa fournée spécial Noël un 18 Novembre…

Derrière la camera, Robert Zemeckis, réalisateur d’une tonne et demi de films devenus cultes (au hasard, Retour vers le Futur, Forrest Gump, Qui veut la peau de Roger Rabbit?, La mort vous va si bien, etc…) semble ne plus vouloir quitter le monde magique de la motion capture. Après un Polar Express trop enfantin mais prometteur et un Beowulf trop adulte et pas si raté que ça, il trouve enfin le juste équilibre en adaptant ce conte de Dickens archi-connu mais qui continue malgré tout de faire son petit effet.

Je ne m’attarderai pas sur l’histoire (tout le monde ou presque la connait) mais plutôt sur la partie technique. Les avancées dans le domaine sont incroyables. Les décors gagnent en détails et en profondeur. Et la 3D permettant toutes les folies, Zemeckis ne se prive absolument pas pour faire virevolter sa camera virtuelle. On vole entre les maisons, on passe à travers plusieurs objets, on prend de l’altitude et de la vitesse… Bref l’effet, accentué par les lunettes 3D, est garanti !

Quant aux personnages, difficile de passer à côté de la performance de Jim Carrey. L’acteur, qui incarne ici plusieurs personnages, est reconnaissables entre mille. Son visage a bénéficié d’une attention tout particulière et ça se sent. Ses mimiques, sa gestuelle, tout est reproduit fidèlement en 3D à tel point que l’on pourrait facilement l’imaginer sous un tas de maquillages et prothèses. Il est par contre dommage que ce traitement n’ai pas été appliqué à tous les personnages. Certains (dont la famille du collègue de Scrooge) ressemblent tellement à des poupées de cires que ça en devient flippant. Il reste donc encore quelques progrès à faire, notamment sur les yeux qui sont la plupart du temps vides et sans vie. Et une fois de plus ça se ressent surtout sur les personnages secondaires.

Malgré cela, la version 2009 du conte de Dickens est un bon cru. Et si quelques scènes peuvent effrayer les plus petits (la course-poursuite avec les chevaux du troisième esprit ressemble plus au Seigneur des Anneaux qu’à un conte pour enfants), Disney et Zemeckis nous offre un film de Noel pour petits et grands à ne pas rater. Quant à moi, je retourne à la meilleur adaptation de ce conte (Mickey’s Christmas Carol) en attendant le prochain film « en chair et en os » de Zemeckis. Et j’en profite pour vous souhaiter d’ors et déjà un Joyeux Noël à tous, tant que j’y suis…

Retrouvez les horaires des séances en 3D par ici et les autrespar-là, ainsi que la bande-annonce ci-dessous.

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