
Afrique du Sud dans les années cinquante. Sandra Laing a la peau colorée bien que née de parents afrikaners blancs. Aucun problème mais quand, à 10 ans, elle fréquente une école réservée aux blancs, l’accueil est assez réservé – et c’est peu dire –, c’est même le commencement d’un long calvaire… Basé sur des faits réels, un tableau des injustices du système de l’Apartheid.
Un film se déroulant pendant l’apartheid sous-entend déjà une histoire triste et/ou (avouons-le) pénible. Il faut vouloir et savoir se mettre dans l’ambiance afin d’en profiter pleinement. Alors quand le résultat final ressemble à un étron fumant, la sensation de s’être fait enculer à sec est d’autant plus forte. Mais j’aurais du m’en douter, rien que le nom du réalisateur ne m’inspirais pas confiance. Anthony Fabian. Je suis pourtant super bien placé pour savoir qu’il ne faut jamais se fier à un Anthony, jamais !
Skin s’interresse de plus près à l’histoire vraie de Sandra Laing. Son problème est très vite posé par une intro courte mais efficace. Le sujet, intéressant, aurait pu donner un film bien meilleur. Mais ni Anthony Fabian ni la vraie Sandra Laing ne semble vouloir améliorer l’ensemble. Cette dernière n’ayant rien fait pour vivre une vie normale. Tout au long de sa vie (et donc du film), elle n’aura de cesse de jouer l’imbécile. Dans une Afrique déchirée, Sandra brise le coeur de son père pour vivre une histoire d’amour à deux francs avec un ouvrier noir. Ce qui n’est pas très malin dans un pays où les personnes de couleurs ne sont pas bien vues. Et d’autant plus quand on né noire de parents blancs. Mais soit.
Après l’histoire d’amour (qui se terminera par une scène où son mari lui urine dessus, quand même), elle continue ses conneries. Maman je veux te revoir. Non ton père ne veux pas. Si en fait il veut te voir. Mais moi je lui interdit. Même si j’ai envie de te voir. Mais tant pis. En fait non il est mort donc viens. Ah moi aussi je suis morte, ben trop tard. Quoique non je ne suis pas morte finalement, rejoins moi à l’hôpital.
Et ne me rejetez pas la faute si vous trouvez cette histoire stupide et mal écrite. C’est du au travail signé par le duo de choc Laing/Fabian ! Cerise sur le gateau, l’ensemble du casting semble s’être échappé d’une telenovelas portoricaine, avec une mention spéciale à Sophie Okonedo qui interprète le rôle principale. Son jeu d’actrice, incroyablement développé, se résume à faire la gueule pendant 2h. Félicitations Sophie, tu as eu plus que tes 15 minutes de gloire qui t’étaient accordés. Maintenant il est temps de retourner faire du théatre dans une sombre troupe !
Pour faire court, et pour vous expliquer combien ce film était pénible, je prendrais l’exemple d’un test effectué au début du film et qui vise à déterminer si Sandra est blanche ou noire. On lui place un crayon dans les cheveux (!) et si après les avoir secoué, le crayon tombe, c’est qu’elle doit être blanche après tout. Maintenant prenons ce crayon et plantez-le vous dans l’oeil. Si vous arrivez à supporter la douleur, ce film est fait pour vous. Les autres, soignez-moi cet oeil et par pitié, ne vous infligez pas cette merde.
Retrouvez les horaires des séances par ici et la bande-annonce ci-dessous.
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