
Tu ne me reverras plus. Je ne reviendrai pas. Poursuis ta vie, ce sera comme si je n’avais jamais existé. » Abandonnée par Edward, celui qu’elle aime passionnément, Bella ne s’en relève pas. Comment oublier son amour pour un vampire et revenir à une vie normale? Pour combler son vide affectif, Bella court après le danger et prends des risques de plus en plus inconsidérés. Edward n’étant plus là pour la protéger, c’est Jacob, l’ami discret et indéfectible qui va la défendre et veiller sur elle. Mais peu à peu elle réalise l’ambigüité des sentiments qu’ils éprouvent l’un envers l’autre… »
Il y a énormément de points que j’aurais envie d’aborder dans cette critique de Twilight 2: New Moon. Tous plus ou moins subjectivement exaspérant. Pourtant, le plus gros défaut de ce film est factuel: son réalisateur. On pourrait s’énerver sur l’imagerie mièvre et gamine qu’il transmet aux ados, on pourrait pleurer toutes les larmes de son corps tant les dialogues sont primaires et très mal écrits ou encore on pourrait s’insurger sur le rendu 3D. Mais tout cela n’est rien comparé à la réalisation de Chris Weitz. Pour ceux qui ne s’en rappelleraient pas, il s’agit du monsieur qui infligea au monde l’énorme monstruosité qu’était La Boussole d’Or (The Golden Compass). Et croyez-le ou non, il n’a tiré parti d’aucune de ses erreurs.
Les acteurs
Ok, Sean Penn adore Kristen Stewart. Elle a d’ailleurs joué dans Into the wild. Il n’en tarit pas d’éloges. Pourquoi donc devrions-nous douter de cette jeune personne? Tout simplement parce que cette fois-ci, elle est dirigée par Weitz! Du coup, elle a la même gueule pendant 2h. Qu’elle enfourche une moto de cross, qu’elle saute d’un colline, qu’elle se tape un marathon dans une ville Italienne, Stewart a toujours la même expression. Je veux bien que Pattinson l’ai larguée comme une merde, c’est pas pour autant qu’elle doit pleurer, regarder un film, se balader comme si elle était sur le pot en train de couler un bronze!
Pattinson quant à lui se fait rattraper par sa condition de mort et la raideur cadavérique a commencé à s’en prendre à sa face de pierrot. S’il parvient à soulever un sourcil, ça tient du miracle. Une vraie poupée de cire prête à moisir chez Tussauds. Merci Weitz! Non pas qu’il partait gagnant mais bon, là, autant l’achever.
Quant à Lautner, le sale clebs de service, il ne vaut guère mieux que David Boreanaz dans Buffy. Ils sont tout deux fait de front, ne savent pas aligner 2 phrases, ont une seule et unique expression de chien battu et ne sont en fait là que pour jouer des pectoraux. Petit bonus: merci à la maquilleuse/styliste pour lui avoir dégoté la perruque de Bill des Tokyo Hotel en mode sauna. Des fleurs, s’il vous plaît, pour ce bon Chris qui ne cesse de se fourvoyer! Quelle direction d’acteur! Bravo!
Le scénario
Je n’ai pas lu les bouquins. Impossible donc de savoir si Weitz essaie de coller à la trame originale. Par contre, je peux vous dire que le screenplay mis au point avec Rosenberg est des plus mauvais! On ne sait jamais de quoi ça cause, pourquoi ils se barrent, d’où Lautner rejoint les joyeux drilles en short de jeans et Converse ( qui se volatilisent subitement dans les airs une fois leur proprio changé en toutou! Pratique), ou encore quel est l’enjeux de ce second volet. Je ne sais toujours pas pourquoi je suis resté 2h dans cette salle. Il y a bien eu des “scènes” de “combats” ou encore des “amours torturés” mais dans quel but, je ne sais pas!
La réalisation
C’est maintenant que l’on rigole! Weitz n’a jamais tenu une caméra de sa vie, c’est inexpliquable autrement. N’importe quel ado dans la salle fait 12.000.000 de fois mieux avec son GSM. Point de mauvaise foi, je vais vous dresser une petite liste de son talent.
1) Le plan fixe
Aucun plan fixe n’est fixe. Ou son caméraman a chopé Parkinson ou il faudrait lui expliquer qu’une caméra, ça peut se poser sur un pied.
2) Les travellings
Généralement on utilise un travelling pour suivre un mouvement et emporter le spectateur à sa suite. Sauf Chris qui s’est dit que la vitesse c’est trop dangereux pour les enfants. Il s’est donc borné à faire des plans large où il accelère les images. Peut-être que la vitesse le fait vomir?
3) Les scènes de dialogues
S’étalant sur près de 30 minutes chacunes, ces scènes ne voient s’échanger que 4 répliques par acteurs. Le reste des 28 minutes sont des blancs monstrueux comblés par les expressions de face de pet de Stewart, Pattinson ou Lautner. Il n’y a aucun rythme, les dialogues sont extrêmement mal écrits et joués. Bref, aucune direction d’acteur.
4) Les scènes de combats
Tellement emballé lorsqu’il a découvert l’effet vitesse sur After Effect que W ne fait plus que ça! Du coup, on ne voit rien des combats. De temps en temps, il y a bien un corps qui se fracasse par terre mais allez savoir comment! Quant aux combats entre loups, ben, 2 bébés de 6 mois se battant pour un biberon vous fileront bien plus d’adrénaline!
Que reste-t-il de valable? Rien. Le pire de tout n’ayant pas été encore cité: Les transitions. Je n’ai jamais vu un type rater toutes ses transitions de plan! Pas une seule n’est réussie. Sur plus de 2 heures de film, il faut y aller!
Vous l’aurez compris, si vous n’êtes pas amoureux de l’un des 2 acteurs ou fan des livres, vous n’avez aucune raison de vouloir voir ce film.
PS: Chris, les cours reprennent en janvier à la NYFA. File vite t’y inscrire ou arrêtes, par pitié !
Retrouvez les horaires des séances par ici et la bande-annonce ci-dessous.
Haha, ça c’est de l’avis tranché!
Et même pour rire on peut pas aller le voir?
Ca doit faire cher la tranche de rigolade je pense ^^
Non. C’en est tellement mauvais que ça en est pathétique! Et certainement pas risible!
T’as juste envie de t’arracher les yeux et de te percer les tympans…
C’est déjà trop pour ce minable!