L’agent Strahm est mort et le détective Hoffman se révèle comme l’héritier du Jigsaw. Lorsque le FBI s’approche un peu trop près de Hoffman, celui-ci est obligé de déclencher une nouvelle partie infernale. Le grand dessein du Jigsaw se dévoile alors, plus terrifiant et plus imaginatif que jamais…
Toujours plus fort, toujours plus gore, la franchise Saw continue se s’enfoncer film après film. Et ce sixième volet des aventures du tueur qui ne voulait pas mourir ne déroge pas à la règle. La formule reste la même, une victime prise au piège est torturée aussi bien physiquement que moralement (c’est que Saw, c’est super profond comme film, avec plusieurs niveaux de lecture, t’vois?). Cette victime, tel un Mario version gore, passe de niveau en niveau non pas pour sauver une princesse mais bien pour sauver sa peau (ou du moins ce qu’il en reste). Que les détraqués qui peuplent nos rues se rassurent : ce « saucisse » est à la hauteur des 5 premiers. Le sang gicle, les os éclatent, ça crie, ça pleure, certains se pendent, d’autres se prennent une balle en pleine tête. De ce côté là, les malades qui se disent scénaristes ont fait leur boulot. Mais la vraie violence ne vient pas forcément de ces scènes gores. Il suffit de jeter un oeil à la réalisation, véritable ode aux raves party des années 90, pour s’en convaincre. La camera tremble, flashe, et accélère le moindre mouvement sans raisons particulières. Sans doute n’ont-ils pas compris que ce procédé, utilisé dans Saw premier du nom, n’était présent que par manque de moyen.
Mais la réalisation n’est pas la seule à blâmer. Que dire du jeu d’acteurs, tous plus incapables les uns que les autres. On n’avait plus vu ça depuis l’arrêt de Pause-Café. Bravo également au directeur de casting qui, film après film, s’entête à engager des acteurs ayant tous la même bête tête inexpressive. Ce qui, dans le noir le plus complet dans lequel nous plonge le film, nous empêche de les différencier. Chapeau bas ! Et je m’en voudrais de ne pas placer un petit mot sur le scénario, incroyable foutoir impossible à comprendre. L’histoire se complique tellement afin de se permettre un petit cliffhanger en fin de film que plus rien ne tient la route. Ne perdez pas votre temps, se refaire les 5 premiers films avant de voir le 6ème ne vous aidera pas.
Cerise sur le gâteau, Saw 6 s’offre une petite pique envers les traders, ces costards-cravates à l’origine de la crise économique. Ces gros méchants ne méritent qu’une chose : se faire transpercer par des aiguilles remplies d’acide. Na ! Bref quand un mauvais film s’en prend à l’actualité, c’est assez hilarant (ou pathétique, je ne sais plus, ce film m’a fatigué). Alors, à l’aube de 2010, que reste-il de la franchise Saw? La réponse est simple : absolument rien. Et ce n’est pas Saw 7, prévu en 3D, qui arrangera ce bordel. Puisque ça fait du fric, pourquoi s’en priver…
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