Critiques

Where the Wild Things Are

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Max, un garçon sensible et exubérant qui se sent incompris chez lui, s’évade là où se trouvent les maximonstres. Il atterrit sur une île où il rencontre de mystérieuses et étranges créatures, aux émotions sauvages et aux actions imprévisibles. Les maximonstres attendent désespérément un leader pour les guider, et Max rêve d’un royaume sur lequel régner. Lorsque Max est couronné roi, il promet de créer un monde où chacun trouvera le bonheur. Max découvre vite toutefois que régner sur un royaume n’est pas chose aisée et que ses relations avec les autres sont plus compliquées qu’il ne l’imaginait au départ…

A l’heure où vous lirez ces lignes, vous serez probablement affalés dans votre fauteuil, le ventre rempli de homard et de champagne. 2009 est derrière nous, Dieu merci et comme chaque année vous avez pris un tas de résolutions que vous ne tiendrez pas. Pourtant, si l’une d’entre elle est de ne plus aller voir de grosses merdes au cinéma, il existe un moyen fort simple de se tenir parole (du moins pendant une semaine) : foncer voir Where the Wild Things Are.

Pourquoi? Tout simplement car le nouveau film de Spike Jonze, adapté du livre de Maurice Sendak (plus connu par ici sous le titre Max et les Maximonstres) est un petit chef d’oeuvre. L’histoire, très simple (et donc facilement compréhensible par les fans de Twilight et Avatar, niark niark niark), s’étalait dans le bouquin sur 15 pages tout au plus. Max fait des bêtises, se fait punir, et s’échappe au pays des Maximonstres avant de rentrer chez lui en bateau. Tenir une heure et demi avec une histoire aussi courte semblait impossible et pourtant Jonze l’a fait, sans en rajouter des tonnes. L’adaptation est tellement réussie qu’à la relecture du livre, on en vient carrément à se demander s’il ne manque pas des pages.

Malgré les nombreux bâtons dans les roues que lui ont mis la Warner, Jonze et son équipe ont abattu un travail incroyable afin de recréer cet univers si particulier. Dès les premières scènes, impossible de ne pas retomber en enfance. Impossible de ne pas vouloir courir dans toute la maison, sauter sur la table et faire une bataille de boules de neige avec les voisins. La magnifique BO de Karen O. (sans doutes l’une des plus belle de l’année, au côté du travail de Clint Mansell pour Moon) nous entraine sur les traces de Max (parfait Max Records, chapeau le casting) avec une légèreté et une naïveté que seule les enfants possèdent encore. Ces Maximonstres, grosses bêtes poilues mais au grand coeur, s’animent dans des décors sublimes grâce à un parfait mélange de costumes traditionnels et d’animation 3D pour les visages. Dôté d’un casting vocal 5 étoiles (Gandolfini, Dano, Ambrose, Whitaker…) ils confèrent à l’ensemble un côté surréaliste assumé à 100%, permettant ingénieusement de laisser sur la touche toute personne trop adulte pour y croire.

Spike Jonze nous livre son film le plus personnel à ce jour, loin des délires adultes de Charlie Kauffman. Un trip sous le soleil où tout semble possible, un remède parfait contre la morosité en ces temps où rien ne semble fonctionner normalement. Alors oubliez tous vos soucis et « Let the wild rumpus start! »

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