Critiques

Sherlock Holmes

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Aucune énigme ne résiste longtemps à Sherlock Holmes… Flanqué de son fidèle ami le Docteur John Watson, l’intrépide et légendaire détective traque sans relâche les criminels de tous poils. Ses armes : un sens aigu de l’observation et de la déduction, une érudition et une curiosité tous azimuts; accessoirement, une droite redoutable… Mais une menace sans précédent plane aujourd’hui sur Londres – et c’est exactement le genre de challenge dont notre homme a besoin pour ne pas sombrer dans l’ennui et la mélancolie. Après qu’une série de meurtres rituels a ensanglanté Londres, Holmes et Watson réussissent à intercepter le coupable : Lord Blackwood. A l’approche de son éxécution, ce sinistre adepte de la magie noire annonce qu’il reviendra du royaume des morts pour exercer la plus terrible des vengeances. La panique s’empare de la ville après l’apparente résurrection de Blackwood. Scotland Yard donne sa langue au chat, et Sherlock Holmes se lance aussitôt avec fougue dans la plus étrange et la plus périlleuse de ses enquêtes…

À l’heure où j’écris ces lignes, une nouvelle aventure de Sherlock Holmes a déjà été annoncée. Prévue pour 2011, elle rassemblera à nouveau Robert Downey Jr. et Jude Law, plus moustachu que jamais. Mais est-ce pour autant une bonne nouvelle ? Si je me réfère à ce premier volet actuellement dans les salles, la réponse est non. Mille fois non. Tout le monde sait que 9 suites sur 10 sont des échecs. Mais quand même le premier film est raté, l’espoir de voir une suite réussie s’envole très rapidement.

Car oui, Sherlock Holmes est complètement raté. Bien qu’il ne s’agisse pas d’un mauvais film en soi, Guy Ritchie passe à côté de ce qui aurait pu être une adaptation fun et fraîche en l’alourdissant d’effets lourdingues dont lui seul (heureusement) a le secret. Si vous cherchez une enquête parsemée de quelques pointes d’humour anglais, passez votre chemin. Ici c’est Snatch dans la vieille Angleterre et rien de plus. Après ces derniers échecs cinématographiques (Revolver, À la dérive), l’ex-mari de Madonna se force à revenir à un style qui a fait son succès. L’idée est mauvaise puisqu’il se prend les pieds dans son propre piège, allant jusqu’à s’autoparodier sans le vouloir.

Outre les effets visuels racoleurs, ce sont les dialogues qui posent problème. Mal écrits et complètement plats, ils se veulent drôles, mais n’y arrivent quasiment jamais. Au final, ce flot de banalités ininterrompu lasse et nous empêche définitivement de nous accrocher au peu de choses que le film a à nous offrir. Du côté du casting, ce n’est guère plus joyeux. Le duo Robert Downey Jr./Jude Law ne fonctionne pas comme espéré et ressemble à une version rétro de Rush Hour pour les combats (on se bat chacun de notre côté en se lançant des vannes avant de se retrouver dos à dos… vous voyez le genre) et à un bon vieux duo franchouillard (Clavier/Reno, Depardieu/Richard, à vous de choisir) pour le reste.

Rajoutez à tout ça une histoire légèrement tirée par les cheveux, quelques scènes risibles (notamment quand Sherlock se la joue Horatio Caine en analysant minutieusement une pièce) et des matte paintings vulgaires et vous obtenez une des plus mauvaises versions de Sherlock Holmes. Élémentaire, mon cher Watson ? Hum… non, pas là, non…

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