Critiques

A Serious Man

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En 1967, Larry Gopnik, un professeur du Middle West, voit sa vie se dégrader après que sa femme ait décidée de le quitter et que son frère, socialement inadapté, refuse de quitter la maison.

S’il est vrai que chaque nouveau film des frères Coen est attendu impatiemment par pas mal de monde, force est de constater que leur dernier-né, A Serious Man, l’est beaucoup plus que les autres. Grâce à sa bande-annonce atypique et franchement réussie (que vous pouvez retrouver à la fin de cette critique), le 14e film du duo à su attiser notre curiosité. Un petit tour dans les salles s’impose donc pour enfin voir ce qui s’annonce déjà comme l’un de leur meilleur film.

C’est après une étrange introduction se déroulant au 19e siècle et entièrement joué en Hébreux que nous faisons la connaissance de Larry Gopnik. Marié, 2 enfants, Larry est un professeur de physique comme tant d’autres. Si ce n’est que pour Larry, rien ne semble aller comme il le faut. Son fils fume joint sur joint, sa fille lui vole de l’argent pour se refaire le nez et surtout, sa femme le quitte pour un ami de la famille. Sans oublier Arthur, son frère, qui ne semble toujours pas être prêt à vivre seul. Bref, Larry est dans la merde. S’enchainent alors les situations burlesques sous l’incroyable regard de Michael Stuhlbarg, interprétant avec talent cet « homme sérieux » mais complètement perdu. Que ce soit la foi, la famille, la religion ou le travail, tout est ici remis en cause par les Coen avec un humour qui leur est propre et qui fonctionne à merveille. Le film bascule très souvent dans une sorte d’Arrested Development juif qui risque fort d’en déconcerter plus d’un, tout en faisant le bonheur des autres. À la manière d’un Scrooge plus malchanceux que radin, Larry visite au fil de l’histoire trois rabbins censés l’aider à remettre de l’ordre dans sa vie. Ces trois entretiens poussent le burlesque à son paroxysme grâce à des dialogues folkloriques, semblant défier toute logique. Véritable tour de force, l’histoire du dentiste est un exemple parfait qui restera dans les annales tant elle réussit à nous captiver tout en nous laissant perplexe.

Accompagnés d’une musique collant parfaitement aux images (merci Jefferson Airplane et son « Somebody to Love »), le autres membres du casting ne sont pas en reste et s’efforcent de rendre chaque scène incroyable et surprenante. On peut dire que la mission est réussie, l’ensemble créant un univers savoureux comme on en voit trop rarement sur grand écran. Comme d’habitude à la réalisation et à l’écriture, les frères Coen font des miracles, n’hésitant pas à étoffer leur film avec des rêves, histoires et autres hallucinations. Le duo va même jusqu’à laisser une fin ouverte (et une fois de plus complètement barrée) qui marquera les esprits.

Bref, A Serious Man est une réussite de plus pour les Coen. Une plongée fascinante dans une banlieue juive pas comme les autres et dans la vie d’un looser attachant. N’hésitez pas une seule seconde, après avoir fait tous les tops 10 américains en 2009, A Serious Man risque fort de faire partie du nôtre en 2010. Et nous ne sommes qu’en janvier !

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Commentaires

Un commentaire pour “A Serious Man”

  1. J’ai vraiment hâte de voir ça !

    Posté par DEA | 23 jan 2010, 21:32

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