Critiques

No Distance Left To Run

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Tout en retraçant l’histoire de Blur, No Distance Left To Run suit le groupe après leur reformation pour quelques concerts en Angleterre.

Projeté en début de semaine dans quelques salles du groupe Kinépolis, No Distance Left To Run est un documentaire rétrospectif destiné à accompagner le cd live enregistré lors de la reformation de Blur, cet été à Hyde Park. C’est entre deux concerts que les membres du groupe se sont arrêtés afin de parler de leur passé. Et comme une heure quarante en compagnie des fondateurs de la Britpop ne peut se refuser, c’est avec joie que je m’y suis rendu.

Malheureusement, mon état d’esprit à la sortie de la salle n’était plus vraiment le même. La faute à une narration beaucoup trop linéaire, sans doute. Même s’il est toujours intéressant de voir les membres d’un groupe commenter leur début, le documentaire du duo Dylan Southern et Will Lovelace n’apporte rien de plus que les centaines de docus similaires diffusés sur MTV. Chaque étape est minutieusement décortiquée, mais n’apporte rien (ou pas grand-chose) aux fans tant ce discours semble fort répétitif et déjà connu de tous. De Leisure en 1991 à Think Tank en 2003, en passant par les incontournables The Great Escape et 13, chaque album à droit à son commentaire tiré en longueur. Évidemment, tout cela à pour effet de réduire le temps accordé aux différents concerts de cet été. Et les quelques plans filmés ça et là lors de la tournée ne font qu’enfoncer le couteau dans la plaie. Magnifiquement captés en HD, ces extraits de concerts ne cessent de nous mettre l’eau à la bouche, avant de nous faire revenir sur terre afin d’assister aux problèmes existentiels de Graham Coxon. Car oui, même après la séparation de 2003, Coxon reste le plus énervant de la bande. Talentueux, certes (jetez un oeil à ses productions solos pour vous en convaincre), mais chiant quand même. Ses problèmes occupent d’ailleurs eux aussi une bonne partie du documentaire, réduisant considérablement le temps de parole d’Alex James et Dave Rowntree.

Au final, même si ce documentaire n’est pas mauvais, il aurait mérité d’être plus ambitieux en laissant de côté les passages ultraconnus pour mieux s’attarder sur la reformation en tant que telle et les concerts qui ont suivi. Il ne reste plus qu’à espérer une sortie DVD de ces concerts, tant les images de foules en délires filmées en HD donnent l’impression d’y être. En attendant, il ne nous reste plus qu’à attendre Mars, pour pouvoir mettre la main sur le troisième album de Gorillaz !

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