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En (quasi) direct du FIFA 2010

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Comme chaque année à cette époque s’ouvre le Festival du Film d’Amour de Mons. Pour cette 26e édition, je me suis fait engager comme rédacteur au quotidien. Je ne sais pas si j’arriverai à tenir ma langue de vipère pendant plus d’une semaine, mais je vous promets un « 160h inside » pas piqué des vers.

Vendredi 19 Février – Ouverture

La journée commence à 9h30 par la projection de Dieci Invierni, de Valerio Mieli. Ce film italien fait partie du panorama que déploie cette année le festival pour permettre à 8 réalisateurs transalpins d’accéder à une plus large distribution. Bon, pas de grande surprise, un bon casting mais une histoire tellement téléphonée et une direction d’acteur tout aussi irritante font de ce « dix hivers » un film mineur et sans grand intérêt passé les dix premières minutes. Une petite pause de 10 minutes permet de reprendre un peu ses esprits et voici que s’annonce Alive !, de Artan Minarolli, film balkan sur la vie d’un jeune homme sous le coup d’une vendetta. En tout cas, pense-t-on. Puisque les dix dernières minutes révèlent le vrai sujet qui n’avait rien à voir avec la pénible et lente première heure et demie.

L’après-midi s’annonce plus calme, lorsqu’on me confie Le Bel Age, en vue d’une interview le lendemain du réalisateur Laurent Perreau et de la nouvelle sensation belge, Pauline Etienne… Et bam, rebelote, une belle camelote! Mais tout cela ne laissait en rien présager du désastre du Gala d’ouverture. Me voici donc assis sur mon siège, décontracté, le protocole fini, le film se lance: Thelma, Louise et Chantal de Benoît Pétré. Une honte pour ce jeune cinéaste qui voulait faire un film sur sa mère et ses copines. Monsieur Pétré, le road movie à la française sur des femmes de 50 que la vie a flétrie et aigrie, on oublie! Votre maman vous fait peut-être bien rire, mais le cinéma français étant déjà à l’agonie, finissons-en au plus tôt. Bref, cette pellicule mal écrite, mal jouée, filmée comme un enfant de 4 ans filmerait son doudou (la bave sur la caméra en moins) étend ses clichés mâtinés d’humour bigardien pendant plus d’une heure vingt.

Heureusement, le verre du président atténue un peu ma mémoire…

Dimanche 21 Février

Aujourd’hui, relax! Un p’tit docu et 2 interviews. Pas de quoi traînasser quand même, le tout se tient à 5 minutes d’intervalle. Je me mate donc vite fait le doc de 52 minutes San Pancho, de Matyas Ludik, sur un petit village mexicain. Je ne partais pas enchanté, mais je l’étais définitivement après l’avoir vu. Agréable petite surprise… Et l’interview de son réalisateur s’est passée comme un charme, comme je les aime, dans un café autour d’un verre! L’autre interview, c’est Vladimir Balko, le réalisateur de Soul At Peace, un Derrick d’1h20 que j’avais vu la veille. Malgré tout, personnage très sympathique, mais qui ne parle pas un mot de français ! Et je dois avouer que le slovaque et moi, c’est pas l’amour fou. Pas grave, il y a une interprète. Sauvé ! Enfin, pas tant que ça, la donzelle ne pète pas un mot de français. Reste plus qu’a traduire en live mes pauvres petites questions et au bout de 30 minutes, c’est dans la boîte! Retour au bureau pour tout retranscrire et hop, elle est faite!

Programme de demain: interview d’une juré roumaine du jury du court-métrage et projection de Forbidden Fruit… hop, hop, hop!

Et pour plus d’infos, visitez le site officiel du festival : http://www.fifa-mons.be/

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