Critiques

An Education

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1961, Angleterre. Jenny a 16 ans. Elève brillante, elle se prépare à intégrer Oxford. Sa rencontre avec un homme deux fois plus âgé qu’elle va tout remettre en cause.

Malgré sa traduction française classique, An Education aurait très bien pu s’appeler « Tout ça pour ça ». Après tout, on connait le talent des distributeurs français pour traduire des titres de façons totalement ridicules. Mais cette fois-ci, ils l’ont joué aussi classique que le film. An Education devient Une Éducation… où « Tout ça pour ça » donc.

Car le film de Lone Scherfig, bien que très léché visuellement, est totalement inutile. La direction d’acteur est plutôt bonne, le casting est solide, la photographie est réussie. Mais on se fait royalement chier pendant une heure et demie et ça, c’est rarement bon signe. Regarder An Education, c’est un peu comme visiter un musée sans jamais pouvoir approcher les tableaux pour y déceler les coups de pinceau, les couches de peinture, les courbes et les détails. On se tient à l’écart, les mains dans le dos et là aussi, on s’emmerde. Scherfig enfonce un nombre impressionnant de portes ouvertes sans jamais se remettre en question. Et ce jusqu’à plomber son film. Le double sens du titre est un bon exemple. Oh, l’éducation sérieuse de la jeune Jenny (Carey Mullligan, cependant parfaite) est confrontée à une autre éducation, celle de la vie. Waw, profond avec ça…

Et ce n’est pas le mini twist de fin de film, lui aussi totalement inutile, qui viendra nous sortir de notre demi-sommeil. Premièrement, car il est beaucoup trop téléphoné, mais surtout, car ce qui en découle est complètement stupide. Pour ne rien vous dévoiler (vous ne savez pas ce que vous ratez), je me contenterai d’un « tout ça pour ça ». Et la boucle est bouclée. Dommage, l’ambiance était assez chouette…

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