La fille de Thomas Craven, un inspecteur de police, est assassinée. Il mène l’enquête et découvre que le meurtre de sa fille est lié à une affaire de corruption au sein même de la ville.
Le 6 février dernier, Ashton Kutcher apparaissait dans le mythique Saturday Night Live, en imitant (très mal) Mel Gibson. Le sketch, parodiant l’émission The View, pointait du doigt les similarités entre tous les films de ce bon vieux Mel. Dans Edge of Darkness, Gibson perd son enfant… comme dans The Ransom. Il cherche à se venger… comme dans Payback. Et se retrouve au milieu d’un complot politique… comme dans le bien nommé Complots. Une fois de plus le SNL avait vu juste, puisque le dernier film de Martin Campbell est tout ça à la fois. Malheureusement, à force de vouloir trop en faire, le réalisateur se prend bien vite les pieds dans le tapis.
Pourtant, l’intro était prometteuse. En voulant conduire sa fille à l’hôpital, Gibson est surpris sur le pas de sa porte par un homme masqué. Un coup de shotgun plus tard et sa fille est en sang, propulsée 10 mètres en arrière. La scène, très efficace et dynamique, marque cependant le début de la fin d’une histoire beaucoup trop tirée par les cheveux. On y suit un Mel Gibson trop macho pour laisser ses sentiments s’exprimer. Rien de plus normal après tout, sauf que pendant près d’une heure, Gibson ne semble vouloir tuer personne. Alors que bon… on est quand même là pour ça, non?
Bizarrement, les fusillades et autres bastons sont remplacées par des scènes sans queues ni tête où Gibson semble être téléporté. À chaque nouvelle scène, un nouveau lieu et un Mel Gibson planté là comme par magie. À la manière d’un jeu vidéo, il récupère un « indice » censé faire éclater la vérité. Et nous de s’enfoncer de plus en plus dans notre fauteuil, consternés. Du côté des gros méchants, ce n’est pas franchement mieux. De la façon la plus caricaturale possible, ils se contentent de chuchoter dans un coin, le regard en coin au cas où quelqu’un serait tenté de s’intéresser à cette histoire. Mais n’ayez craintes les gars, ça fait déjà très longtemps qu’on a décroché.
En fait, Edge of Darkness est à l’image de son héros : vieux et mou. Il signe la fin de la carrière d’acteur de Mel Gibson, qui devrait se concentrer sur la réalisation et laisser sa place à des acteurs qui en ont encore. N’est-ce pas Bruce?
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