Chantal, Gabrielle et Nelly se rendent au mariage d’un ex à La Rochelle. Elles décident de faire le trajet ensemble. Au cours de cette virée pleine de péripéties, les trois femmes partageront coups de coeur, coups de gueule et coups de blues de la cinquantaine, tout à tout drôles, fragiles et émouvantes…
«J’ai voulu, en faisant ce film, parler de ma mère et de ses amies et leur rendre hommage » déclare le réalisateur Benoît Pétré. Quelle belle attention, non ? Bon, tu le passes à la fête des Mères, on tendra un drap blanc et t’iras chez papy chercher son projo. Comment, ça non ? Tu veux le passer sur grand écran ! Un film d’une génération oubliée ?
Je suppose que c’est comme cela que c’est retrouvé sur nos pauvres écrans Thelma, Louise et Chantal… Roadmovie féminin à la française, ce film se définit par les trois aspects suivants : mal écrit, mal interprété et mal filmé. Oh, bien sûr, c’est facile de critiquer, me direz-vous. On veut des preuves ! Je vous dis : « Tenez ! »
Mal écrit
Quand les ¾ des blagues font références au cul, on n’appelle plus ça de l’humour, mais un spectacle de Bigard. Si la seule préoccupation des femmes de 50 ans est de jouir, qu’elles se louent un gigolo et on n’en parle plus. Pas besoin de deux heures de film pour sortir une analyse sociologique bidon des désirs d’une femme de 50 piges !
L’humour, on ne peut pas toujours y accrocher. Peut-être, mais pour une comédie, c’est dur ! Le reste n’est qu’un enchaînement de plans soulignant des effets se voulant drôle et des situations équivoques puériles dites et montrées parce qu’à 50 ans, y a pas que la libido qui baisse apparemment. Le final se devine après exactement 10 minutes, montre en main.
Mal interprété
Aligner Jane Birkin, Caroline Cellier et Catherine Jacob, ça le fait peut-être à Paris, mais passé le périph’, ça craint ! Il n’y a pas l’once d’une direction d’acteur, ni de répétition d’ailleurs. Elles ont à peine plus de talent que la vieille DS qui leur sert de véhicule. Les actrices ne proposent aucune intention pour renouveler des personnages usés tels que la garce, la cruche et la naïve. Les rares moments qui touchent à l’intimité sont bâclés avec une aisance rare par Benoît Pétré himself ! À noter la performance honteuse, une fois de plus, de ce cher Thierry Lhermitte. L’homme qui n’est bon qu’à montrer sa bite…
Mal filmé
À croire qu’en France, si l’on voit un script de 3 femmes mal dans leur peau, le fric s’allonge tout seul et personne ne checke si le gars sait tenir une caméra ou pas. Parce que le Benoît, il vient juste de découvrir que la petite lumière rouge signifie que ça tourne et donc que tout ce qu’il ne croyait pas filmer est dans la boîte. Et qu’il va devoir monter son film avec ses pauvres prises.
J’arrête là. C’est une honte, tout simplement.
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