Tales from the Golden Age se compose de quatre histoires courtes liées entre elles par leur état d’esprit, leur structure narrative et leur contexte historique : la seule marque de voiture qu’on voit partout dans les rues, c’est la Dacia, fabriquée en Roumanie ; tout le monde survit en volant l’Etat ; il faut obéir aux ordres du Parti même s’ils sont illogiques et absurdes. Les gens semblent abattus, pourtant au fond d’eux, ils sont en vie. Ce qu’ils désirent, c’est aimer et être aimés.
Mû par ces récentes et nombreuses récompenses, le cinéma roumain n’en finit plus de produire des longs métrages de sa nouvelle garde talentueuse. C’est ici Cristian Mungiu (palme d’or à Cannes en 2007 avec “4mois, 3 semaines, 2 jours”) qui chaperonne 4 jeunes réalisateurs se proposant de revisiter ces petites histoires du quotidien qui sont devenues légendes, puis mythes. Et si la qualité n’est pas au rendez-vous à chaque conte, on peut définitivement se faire une bonne idée de la santé resplendissante de ce cinéma en pleine ascension.
Des 4 histoires proposées, une seule tient réellement la route. Tant au niveau scénaristique, rythmique que de sa réalisation, le premier conte est celui qui donnera le plus envie. Les 3 autres, animés d’une bonne idée, lambinent en chemin et se languissent d’en finir. C’est là tout le paradoxe de ce cinéma: il peut produire du très bon et rapidement dégringoler. Sans se départir pour autant d’une certaine audace, les 4 contes se défendent pas mal face à d’autres productions hollywoodiennes ou encore européennes récentes. Une certaine maturité se fait néanmoins attendre, mais les débuts sont prometteurs.
Tentez donc l’aventure et un dépaysement total, Tales from the golden age charmera par un éclectisme parfait au niveau de la bande-son, un casting qui ne manque pas de piment et des réalisations qui n’ont pas froid aux yeux. Les 4 contes, d’une réelle qualité scénaristique, ont quelques pépites à offrir, même si pour cela, vous deviez prospecter à vous en briser le dos!
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