Critiques

The Ghost Writer

alt text

The Ghost, un  » écrivain – nègre  » à succès est engagé pour terminer les mémoires de l’ancien Premier ministre britannique, Adam Lang. Mais dès le début de cette collaboration, le projet semble périlleux : une ombre plane sur le décès accidentel du précédent rédacteur, ancien bras droit de Lang…

Un film de Polanski est toujours un évènement. Il fait partie de la légende, de ces réalisateurs ayant livré tant de bons films que leurs autres plus mauvais s’effacent de la conscience collective. Le hic, ce que lorsqu’il s’agit d’un mauvais film, l’inverse se produit: les bons disparaissent et soudain, seuls restent les mauvais et des questions se posent quant au véritable génie de ce réalisateur (n’est-ce pas Timmy…). The Ghost Writer est le parfait exemple pour Polanski: Le bal des vampires, le pianiste ou encore Rosemary’s baby sont resté dans la conscience collective comme des chefs-d’oeuvre (ce qu’ils sont), mais avec le petit dernier, reviennent très vite en tête La Neuvième Porte ou encore Oliver Twist. Plus les allégations pesant sur le bonhomme, Ghost Writer se visionnerait plus par voyeurisme que pour sa qualité cinématographique.

Et c’est en effet là le seul point positif de ce film. Le ressenti de Polanski par rapport au déferlement des chiens médiatiques, de sa relation amour/haine avec les États-Unis est l’unique intérêt de ce film. Alors, il le maquille comme il veut, il propose un thriller politique qui ne l’est que de par son nom, mais sa seule réussite est d’avoir pu critiquer ouvertement ses dernières mésaventures judiciaires. L’exemple le plus criant étant cette scène dans le salon de l’ex-premier ministre où un hélicoptère s’amuse à le filmer lui ainsi que son entourage au travers de la baie vitrée…

Mais bon, on ne parle que de la prestation de Pierce Brosnan, enfin revenu de ses dérives cinématographiques (Mamma Mia, hm hm!). Et bien si pour juger cette prestation et ériger Brosnan en un acteur décidément excellent il suffit aux médias de 4 scènes de 10 secondes, je leur tire mon chapeau. Parce que franchement, tous jouent mal et Ewan à du mal à tenir la distance et l’intérêt pour cette enquête qui se dévoile d’elle-même, se confessant plus vite au public qu’au pauvre Écossais essayant d’y voir clair là-dedans. Est-ce la faute aux acteurs? Non, la faute en revient au script, à la direction d’acteur et à la façon de filmer de Polanski qui tourne tout en dérision. Là où il devrait y avoir une tension, du suspense, le réalisateur désamorce la scène par un effet burlesque et une vanne à deux balles. C’est plutôt le scénariste qui aurait bien besoin d’un nègre sur ce coup-là.

Si vous êtes fan de Voici, People et autre Entrevue, n’hésitez pas devant Ghost Writer et foncez découvrir ce que le pauvre Polanski à subit une fois l’annonce de son extradition lâchée dans la presse. Par contre, si c’est un bon film que vous êtes venu voir, évitez-le à tout prix.

- Les horaires des séances
- La bande annonce

Commentaires

Un commentaire pour “The Ghost Writer”

  1. Le coupable est en première page de Google !!!!

    Posté par Anthony Mirelli | 26 mar 2010, 14:15

Laisser un commentaire

Derniers commentaires