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	<title>FAKE &#187; Articles</title>
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	<description>C'est que du cinéma !</description>
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		<title>A la recherche de l&#8217;auteur : James Gray</title>
		<link>http://www.fakemagazine.net/2009/07/30/a-la-recherche-de-lauteur-james-gray/</link>
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		<pubDate>Thu, 30 Jul 2009 11:59:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Aurelie Saburegeya</dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>
		<category><![CDATA[Featured]]></category>
		<category><![CDATA[James Gray]]></category>
		<category><![CDATA[Litle Odessa]]></category>
		<category><![CDATA[The Yards]]></category>
		<category><![CDATA[Two Lovers]]></category>
		<category><![CDATA[We Own The Night]]></category>

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		<description><![CDATA[Même si le cinéma d’aujourd’hui, entre blockbusters et indépendance volontaire, mérite toute notre attention ; force est de constater qu’il tend à souffrir d’une pénurie d’Auteurs, de ceux qui lui ont donné ses lettres de noblesse. Bien que de plus en plus soumis à la complaisance par une logique commerciale tout simplement inévitable, il n’y a aucune raison de penser que les talents d’aujourd’hui n’égalent pas ceux d’hier. Exemple avec James Gray, réalisateur du récent Two Lovers.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="captionleft"><img src="http://www.fakemagazine.net/wp-content/themes/tma/images/posters/poster_james_gray_2.jpg" alt="alt text" /></div>
<p> Même si le cinéma d’aujourd’hui, entre blockbusters et indépendance volontaire, mérite toute notre attention ; force est de constater qu’il tend à souffrir d’une pénurie d’Auteurs, de ceux qui lui ont donné ses lettres de noblesse. Bien que de plus en plus soumis à la complaisance par une logique commerciale tout simplement inévitable, il n’y a aucune raison de penser que les talents d’aujourd’hui n’égalent pas ceux d’hier.</p>
<p>Toutefois, quoique les écrans continuent régulièrement à nous éblouir, on est en droit de se demander où sont passés les vraies carrières, les monstres sacrés qui, film après film, s’appliquaient à traduire leur génie en images. Quand Les 400 Coups se voyaient couronnés du prix cannois de la mise en scène en 1959, on retrouvait Truffaut, 20 ans et une vingtaine de films plus tard, à la tête de la cérémonie des Césars pour Le Dernier Métro. </p>
<p>Aujourd’hui, après une œuvre d’une cohérence et d’une nervosité passionnée jamais démentie, c’est un Scorsese de 65 ans qu’on gratifie enfin d’un Oscar, après plus de 30 ans de carrière, pour Les Infiltrés, remake d’un polar asiatique. Un comble ! Quand on sait que le jeune Scorsese a réalisé et scénarisé seul son premier film, Who’s that knocking at my door (1969), posant déjà les bases de son univers. Un comble ! Quand on sait qu’il doit sa première grande récompense à Taxi Driver (1976), palme d’or flamboyante et inclassable où la notion de morale exposait ses défaillances.</p>
<p>Aujourd’hui, les palmarès tendent plutôt à récompenser des démarches que des films. Pensons à Farenheit 9/11 ! Et regrettons par exemple, qu’un cinéaste de la trempe de Polanski se retrouve palmé pour son Pianiste, certes beau et émouvant, mais un peu en rupture avec le monde de limites qui caractérise son œuvre.</p>
<p>Aujourd’hui, mystérieusement, les palmes d’or semblent avoir le triste pouvoir de freiner les artistes. Si Elephant reste la plus belle récompense de ces dernières années, elle marque aussi le début du déclin pour Gus Van Sant. De la même façon, si la sensiblerie un peu lourde de Kusturica a payé avec Underground en 1995, une carrière était sur le point de se terminer. Les artistes les plus généreux tels qu’Eastwood ou Almodovar, paraissent condamnés aux lots de consolation. Dans ce contexte, demandons-nous où est la place des auteurs et si leur émergence est encore possible. Avec un quatrième film très bien accueilli, James Gray construit, lentement mais sûrement, une œuvre à la fois personnelle et habilement nourrie des plus nobles références.</p>
<p>Tout commence en 1995, avec Little Odessa, un polar sombre à petit budget remarqué par la critique. Une famille émigrée est détruite sur fond de conflit des cultures. Loin de toute complaisance, Gray établit le lien entre une violence bas de gamme et les affres du capitalisme américain. Ce faisant, il abat ses premières cartes sur les grandes questions auxquelles, espérons-le, il n’obtiendra jamais de réponse : comment se définir et construire son avenir aussi bien en rupture qu’en accord avec notre passé. La photographie dominée par les tonalités sombres exprime la sensation d’étouffement ressentie par les personnages, l’appartement familial, exigu et sans chaleur, symbolise l’accumulation de barrières qui jalonnent leur parcours. Barrière émotionnelle car toute communication est absente, barrière sociale car malgré ses efforts, la famille reste étrangère aux codes de l’american way of life, barrière morale, car la rédemption ne fait pas partie du scénario. Chambre d’adolescent et odeurs de naphtaline contre flingues et nuits blanches… La mafia s’érige ici comme alternative à la famille. Gray nous offre un anti-Parrain, tout en multipliant les hommages à Coppola, dont on retrouvera l’influence avouée dans le prochain film. </p>
<p>En outre, Gray fait preuve d’un génie du casting jamais démenti : Maximilian Shell en père et mari indigne, Vanessa Redgrave inattendue en condamnée, Tim Roth en petite frappe et le visage androgyne d’Edward Furlong parfait en innocent sacrifié : horizons artistiques et générationnels se mélangent au service de la tragédie. Gray nous offrira également Faye Dunaway et James Caan, Jack Duvall et Isabelle Rossellini, sans pour autant négliger les plus jeunes (ça faisait longtemps que Gwyneth Paltrow brillait plus par son look que par ses films).</p>
<div class="captionfull"><img src="http://www.fakemagazine.net/wp-content/themes/tma/images/posters/posters_james_gray.jpg" alt="alt text" /></div>
<p>En 2000, The Yards sort sur les écrans. Sous-estimé à l’époque, le film confirme pourtant la naissance d’un vrai talent cinématographique. Bien plus qu’une variation sur le même thème, Gray redistribue sa donne avec moins de fatalisme : ici, l’action divise. C’est un choix conscient et difficile qui éloigne Mark Wahlberg du giron maternel : dépouillées de leur éclat, mafia et famille ne font qu’un et l’on ne saurait dire qui de l’une ou de l’autre, joue l’oppresseur. </p>
<p>Gray attend 2007 pour s’essayer à l’esthétique eighties avec We own the Night. Frères ennemis, parfum de tragédie grecque… Pègre et police s’affrontent sans éviter quelques traces d’héroïsme au ralenti, mieux adaptées au travail d’un Michael Mann : Joaquin Phoenix a choisi son camp, et au péril de sa vie, se transforme en justicier romantique traquant l’ennemi dans un champ de maïs bleuté. Toujours sombre et convaincant, Gray a peut-être un peu trop élargi son champ d’investigation, mais maintient une belle cohérence.</p>
<p>Un an plus tard, James Gray change de cap et se concentre sur l’amour avec Two Lovers. Même si nos lunettes blanches nationales sont prêtes à y voir l’héritage d’un Jules et Jim, c’est bien sur son propre terrain que Gray joue une nouvelle fois. Point d’affrontement fratricide ici, mais deux femmes, l’une est l’antithèse de l’autre. Michelle représente l’évasion, l’émancipation, la rupture avec la famille, Sandra symbolise le rang, la sécurité, la chaleur du nid, et c’est précisement ce qui les rend toutes deux indispensables. </p>
<p>Toute l’empreinte de Gray s’y retrouve, on ne nous parle pas de triangle amoureux, on nous parle d’évolution, de choix de vie. Si Truffaut cherche du côté du mystère de l’impossibilité du couple, Gray s’interroge sur le moyen de se construire et d’avancer en dehors de toute influence familiale : en effet si sa relation avec Sandra concrétise les espoirs de ses parents, son attirance pour la fantaisie de Michelle semble faire office de rébellion. Léonard est présenté comme bipolaire, ce qui expliquerait l’attention toute particulière de ses proches, les deux jeunes femmes correspondent au paradoxe intérieur qui le tourmente. A la fois bienveillants et possessifs, ses parents permettent au spectateur de ressentir ce conflit. L’appartement lui-même, aussi attendrissant qu’étouffant, nous montre le dilemme à résoudre, comme en témoigne la chambre d’adolescent en désordre, motif récurrent dans l’œuvre du cinéaste. </p>
<p>Notons également que, chez Gray, le destin se joue souvent dans le déplacement physique des personnages. Si le métro sert de théâtre à la naissance de la relation entre Michelle et Léonard, c’était sur son vélo que Reuben, le cadet de Little Odessa, échappe à la protection du foyer. Si le Wahlberg de The Yards apparaît à la caméra, soit en train de courir, soit surgissant d’une cachette, c’est aussi en pleine course poursuite que l’intrigue de We own de Night, trouve l’un de ses dénouements les plus tragiques (on peut en effet considérer que la mort du patriarche héroïque laisse les fils libres de modèle à fuir ou à imiter, ce qui permet leur choix d’avenir). Quoique les armes à feu aient cédé la place aux jeux de l’amour, c’est bien de voie à suivre dont il est question dans les 4 films de cet l’auteur new-Yorkais. </p>
<p>L’amour pour Truffaut, la frontière entre le réel et le perçu pour Welles, le fonctionnement de l’esprit humain pour Kubrick, les Auteurs s’attachent à nous livrer de grandes questions à travers leur art, sans jamais nous imposer de réponse. Il reste à espérer que le cinéma actuel continue d’attendre ce questionnement et que ses artisans s’attaque à ne jamais le réduire à une suite de belles images, une suite d’énigmes à résoudre ou encore, une suite de performances d’acteurs. </p>
<p>Nous qui aimons les histoires, interrogeons-nous sur leur fonction et attendons toujours d’un film qu’il change notre vie.</p>
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		<title>Que reste t-il des Césars?</title>
		<link>http://www.fakemagazine.net/2009/02/27/que-reste-t-il-des-cesars/</link>
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		<pubDate>Fri, 27 Feb 2009 13:25:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicolas Gilson</dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>
		<category><![CDATA[Awards]]></category>
		<category><![CDATA[Césars]]></category>
		<category><![CDATA[Dany Boon]]></category>

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		<description><![CDATA[Ce soir aura lieu la 34ème cérémonie des Césars. Mais faut-il encore en attendre quelque chose? ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La 34ème cérémonie des Césars sera boycottée par Dany Boon. L&#8217;acteur/réalisateur/scénariste le plus vendeur de 2008 a exposé fort simplement ses raisons : &laquo;&nbsp;Le succès fait des jaloux, alors je n&#8217;irai pas aux César. Je propose en revanche que l&#8217;on crée un César de la Meilleure Comédie pour l&#8217;année prochaine, car la Comédie c&#8217;est quand même la base du cinéma. Si les organisateurs acceptent de créer cette récompense pour l&#8217;année prochaine, je suis d&#8217;accord pour venir le remettre en 2010 !&nbsp;&raquo;</p>
<p>Mais remettre en cause la quasi absence au sein des nominations du film ayant battu tous les records de fréquentation – car c&#8217;est de cela qu&#8217;il s&#8217;agit – ne revient-il pas à remettre en cause la légitimité même des Césars ?  Pourtant, comme pour les Oscars, les Césars ne sont pas le reflet du box office. Il s&#8217;agit simplement des courbettes que la profession se fait à elle même. Alors oui au coeur de ces singeries les téléfilms sortant sur grand écrans sont oubliés. Mais faut-il vraiment s&#8217;en plaindre ? Car tous les navets de l&#8217;année ne sont pas pour autant écartés de la liste des nommés : <em>Vilaine</em> y est présent pour le meilleur espoir féminin tandis que <em>Les Ch&#8217;tis</em> est candidat au meilleur scénario.</p>
<p>Cependant est-il vraiment juste de pleurer l&#8217;absence de ces comédies dont la qualité cinématographique est réellement douteuse? La réponse est sans doute simple. Mais ce qui est plus complexe revient à se questionner, au-delà des Césars, sur la qualité du cinéma français contemporain. Sur sa qualité et sur le regard porté dessus par la profession même. </p>
<p>Car au-delà de l&#8217;abysse qui existe entre les goûts du public de masse et l&#8217;autoregard de la profession, la question posée par Dany Boon a le mérite de nous inviter à porter un regard critique sur les films français sortis en 2008. Et à part quelques exceptions ce fut une année bien pauvre. </p>
<p>Quels sont les films ayant marqué cette année écoulée? <em>Les Ch&#8217;tis</em> s&#8217;inscrit évidemment en tête, mais uniquement pour l&#8217;extraordinaire chiffre de fréquentation en salle. En remportant la Palme d&#8217;Or, <em>Entre les murs</em> laissa à penser que le cinéma français avait le vent en poupe &#8230; Mais n&#8217;oublions pas l&#8217;accueil pitoyable qui fut réservé à <em>Un conte de Noël</em> lors de sa projection en sélection officielle au sein de ce même festival de Cannes. Nicole Garcia se sentit alors obligée de prendre la défense d&#8217;un cinéma indépendant qui a de plus en plus de mal à exister et surtout à être diffusé en France. Car le cinéma français devient lentement mais sûrement le fruit de la seule télévision ; &laquo;&nbsp;mère productrice&nbsp;&raquo; &#8230; </p>
<p>Entre le film de Danny Boon et celui de Laurent Cantet – loi du grand écart car tout oppose ces films – il y a une bal improbable de tout et de n&#8217;importe quoi. Dans cette dernière catégorie de manière non exhaustive nous retrouvons : <em>Cliente</em> de Josiane Balasko – un réel désastre cinématographique, <em>Vilaine</em> dont le succès en salle laisse interrogatif, <em>Agathe Cléry</em>, <em>Baby Blues</em>, <em>Les insoumis</em>, <em>Nos 18 ans</em> ou encore <em>Mes amis, Mes amours</em>. À ses films pourtant sont souvent associés des grands noms du cinéma qu&#8217;il s&#8217;agissent des réalisateurs ou encore des acteurs &#8230; Mais voilà la qualité tant des scénari que de la réalisation est souvent plus que douteuse : le cinéma français moyen se porte mal, bien mal.</p>
<p>Parallèlement à ces films, qui ont pourtant un bon succès en salle, quelques rares perles pointent le bout de leur nez : <em>Sagan</em>, <em>Les Bureaux de Dieu</em>, <em>Largo Winch</em>, <em>Stella</em> &#8230; ou encore <em>Versailles</em>. Des films fort différents pour souligner, justement, la diversité du cinéma français de qualité. Des films pourtant oubliés ou presque par les Césars. Comme quoi <em>Les Ch&#8217;tis</em> ne sont pas les seuls.</p>
<p>Si l&#8217;on se penche sur la liste des nominations <em>Le Premier jour du reste de ta vie</em>, <em>Il y a longtemps que je t&#8217;aime</em>, <em>Mesrine</em> et <em>Un conte de Noël</em> sont les seuls qui semblent tirer leur épingle du jeu. Aussi cette liste semble bien diversifiée. Certes beaucoup de films en sont cruellement absent. Mais qui a dit que les Césars sont porteur d&#8217;une réelle crédibilité ? Il ne sont que le reflet d&#8217;une succession de choix : Tous les films pouvant prétendre à une nomination ne sont pas forcément postulant, les courbettes des uns envers les autres sont souvent encadrées par une promotion fort particulière &#8230; en soi c&#8217;est la règle de l&#8217;entonnoir. Alors bon sans doute Dany Boon a-t-il raison de demander la création d&#8217;une catégorie spécifique pour les comédies &#8230; Mais la vraie solution n&#8217;est-elle pas d&#8217;accepter que la Cérémonie des Césars n&#8217;est qu&#8217;une démonstration pleine de paillettes.</p>
<p>Retrouvez les toutes <a href="http://www.fakemagazine.net/2009/01/23/cesars-2009-les-nominations/" >les nominations ici</a> et les résultats en direct dès ce soir.</p>
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		<title>Studio Ciné Live vaut-il la peine?</title>
		<link>http://www.fakemagazine.net/2009/02/24/studio-cine-live-vaut-il-la-peine/</link>
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		<pubDate>Tue, 24 Feb 2009 13:57:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anthony Mirelli</dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>
		<category><![CDATA[Cine Live]]></category>
		<category><![CDATA[Mad Movies]]></category>
		<category><![CDATA[Magazines]]></category>
		<category><![CDATA[Premire]]></category>
		<category><![CDATA[Studio]]></category>
		<category><![CDATA[Studio Cine Live]]></category>

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		<description><![CDATA[Le 28 Janvier dernier naissait Studio Cine Live. La fusion - vous l'aurez compris - de Studio Magazine et de Ciné Live. La presse allant très mal et la presse spécialisée encore plus, un rapprochement des deux magazines était nécessaires pour leur survie. Mais était-ce vraiment une bonne idée? A l'heure de la sortie du deuxième numéro, retour sur ce mariage forcé.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="captionleft"><img src="http://www.fakemagazine.net/wp-content/themes/tma/images/posters/poster_studio_cine_live.jpg" alt="alt text" /></div>
<p>Le 28 Janvier dernier naissait Studio Cine Live. La fusion &#8211; vous l&#8217;aurez compris &#8211; de Studio Magazine et de Ciné Live. La presse allant très mal et la presse spécialisée encore plus, un rapprochement des deux magazines était nécessaires pour leur survie. Mais était-ce vraiment une bonne idée? A l&#8217;heure de la sortie du deuxième numéro, retour sur ce mariage forcé.</p>
<p>Crée en 1987, Studio Magazine représentait le cinéma glamour. De nombreuses pages de photos côtoyaient les interviews inédites de grands acteurs. Enfin, ça, c&#8217;était il y a 5-6 ans. Depuis, l&#8217;équipe du départ (Marc Esposito et Jean-Pierre Lavoignat) s&#8217;est éloignée et le magazine a peu à peu perdu de son intérêt. </p>
<p>Ciné Live quant à lui était le petit dernier. Crée en 1997, il visait un public plus jeune, en distribuant notamment chaque mois un cd de bandes annonces. Ca ne révolutionnait en rien la presse cinéma, mais aidait à l&#8217;élargissement de son audience. On avait alors Les Cahiers du Cinema pour les intellos, Première pour les vieux de la vieille, Studio pour le glamour et Ciné Live pour les jeunes (je met volontairement de côté la presse ciné spécialisée dans un genre, comme Mad Movies ou L&#8217;Ecran Fantastique).</p>
<p>Que s&#8217;est-il donc passé en moins de 10 ans? La réponse semble évidente. Internet (encore lui) est passé par là. Tout le monde peut désormais donner son avis (y compris nous), et les journalistes ne sont plus les seuls à déterminer si un film est bon ou pas. Même les interviews et autres articles de fond ne sont plus exclusifs à la presse. Les blogs ciné regorgent d&#8217;articles intéressant sur une foule de sujets. Donc mis à part une interview exclusives de Tom Cruise s&#8217;étendant sur 10 pages ou une scéances photos avec la nouvelle générations d&#8217;acteurs français, on trouve de tout sur internet. Et les magazines se vendent moins&#8230;</p>
<p>Tout ça est évidemment compréhensible. Mais ce qui l&#8217;est moins, c&#8217;est d&#8217;avoir fusionné deux titres d&#8217;un même groupe (Roularta) malgré l&#8217;énorme différence de cible, dans l&#8217;espoir de voir les ventes redécoller. Dès l&#8217;annonce de cette fusion, les lecteurs des deux magazines se plaignent. Hors de question pour les lecteurs de Studio de se retrouver avec des couverture argentée sur Les 4 Fantastiques. Et hors de question pour les lecteurs de Ciné Live de risque l&#8217;infar en feuilletant un portfolio de Jeanne Moreau.</p>
<p>Mais ce qui devait arriver, arriva. 2009 marque donc l&#8217;arrivée du bâtard Studio Cine Live. En couverture, un acteur à mi-chemin entre le glamour et le people, Brad Pitt. Le reste un un mélange pas vraiment subtil entre le supposé meilleur des deux. Et après l&#8217;avoir parcouru, on peut clairement affirmer que c&#8217;est raté. L&#8217;impression qui s&#8217;en dégage, c&#8217;est un sacré gâchis. La rédaction avait plusieurs belles cartes en mains pour réussir leur renaissance. Une interview de David Fincher, une autre &laquo;&nbsp;hors promo&nbsp;&raquo; de Marion Cottilard ou encore une enquête sur Tom Cruise. </p>
<p>Malheureusement, ces cartes sont abattues tel un amateur débutant au texas hold&#8217;em. L&#8217;interview de Fincher n&#8217;apporte rien de plus que ce que l&#8217;on savait déjà. Il n&#8217;y a aucune différence entre une interview promo de Marion Cotillard et une hors promo. Et tout a déjà été plus ou moins dit sur Tom Cruise. Même le portfolio César 2009 est moche et oublie le côté frais qui se dégageait de ceux de Studio Magazine. Au final, on se retrouve avec 156 pages de vide, d&#8217;interviews junket, de vraies-fausses enquêtes ou d&#8217;avant-premières plus toutes fraîches. Rajoutez à cela une maquette digne d&#8217;un fanzine des années 90, et on frôle la catastrophe.</p>
<p>Bref, on serait tenté de ne pas continuer l&#8217;aventure. Parce qu&#8217;on a honte de demander un magazine au nom totalement improbable à son libraire. Parce que la couverture du numéro 2 ne donne pas envie. Mais surtout parce que /Film, Cinematical ou First Showing ont autant à apporter et ce gratuitement. Donc si quelqu&#8217;un a survécu au numéro deux, qu&#8217;il vienne ici témoigner. On l&#8217;accueillera comme chez Delarue. Nous on continuera de lire Mad Movies en attendant un nouveau magazine ciné francophone qui vaille la peine.</p>
<p>Pour plus d&#8217;infos, visitez <a href="http://blogs.lexpress.fr/studiocinelive/" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/blogs.lexpress.fr');">le blog du magazine</a> et <a href="http://blogs.lexpress.fr/studiocinelive//SCL2_Sommaire.pdf" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/blogs.lexpress.fr');">le sommaire</a> du numéro 2. Mais évitez à tout prix <a href="http://www.vivezcinema.com/presse.html" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.vivezcinema.com');">leur campagne de pub</a> qui est à vomir.</p>
<p>Et vous, vous lisez des magazines ciné?</p>
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